Parler de soi : Trois règles pour emporter l’adhésion

Parler de soi : Trois règles pour emporter l’adhésion

Writtern by Béatrice Toulon

 

par Béatrice Toulon

 

Se présenter, tout un art et un peu de technique

 

 

 

 

 

 

 

Pour réussir un entretien professionnel, une réunion, une présentation, une interview ou même se présenter en moins d’une minute dans un cocktail,  il est essentiel d’être préparé : savoir ce que l’on veut dire de soi , l’idée centrale sur laquelle on va insister qui  marque sa différence et frappe les esprits. Cette préparation est déterminante mais elle ne suffit pas. Elle représente 50% du travail, ce qui est déjà beaucoup… Reste la façon de dire ce message, de le communiquer, sous-estimée et pourtant décisive, elle aussi.

Bien sûr, dans une communication, une partie de l’échange nous échappe. Notre façon d’être et de nous exprimer est influencée par nos traits de caractère, notre éducation, notre culture, notre histoire. De même, pendant que nous parlons, l’interlocuteur (ou l’assistance) est  assailli d’images, de représentations sur nous, forgées par sa propre éducation ou histoire… Dans mes ateliers, j’ai déjà été associée à un amour ancien ou, moins heureux, à une belle-mère détestée dans l’enfance… Je n’y pouvais pas grand-chose. Il faut savoir que ces phénomènes interfèrent et accepter la part de l’imprévu. C’est la vie même.

En revanche, il n’est pas interdit de mettre toutes les chances de son côté.  Quand nous parlons, un deuxième dialogue s’établit avec l’interlocuteur (ou l’assistance): notre corps parle aussi, notre attitude, nos gestes, nos regards, notre voix avec et ses intonations, ses silences, ses hésitations…. Et  si nous voulons entrer véritablement en communication avec ceux que nous visons, il est bon de connaître quelques règles de base qui n’assurent pas la réussite à tous les coups mais évitent l’échec assuré : En voici trois parmi les plus importantes :

 

. Exprimer la cohérence avec son message

Si je cherche à décrocher un poste d’experte-comptable, je ne peux pas parler avec une voix de petite fille.Même si je suis sortie major de ma promo, quelque chose de moi exprimera de la légèreté, un  décalage qui jette un trouble et altère mon image. C’est peut-être injuste mais c’est ainsi.  Si je suis dans la communication sociale, je vais éviter le style Avenue Montaigne (j’exagère à dessein mais Simone Veil, ministre, avait bien osé le vison pour une visite d’usine), je vais essayer de faire des phrases courtes et claires montrant ma capacité à  synthétiser un message et teinter mes  propos – sans lourdeur- de préoccupations sociales, signe que mon univers est bien celui-là.

Nous disposons d’un temps restreint pour convaincre et emporter l’adhésion, la cohérence nous y aide considérablement.

Evidemment,  pour être efficace, cette cohérence  intérieure doit être réelle, authentique. Si rien ne vibre à l’intérieur, rien ne vibre à l’extérieur Un travail préalable sur soi est un atout majeur pour réussir sa communication.

Voir Pascale Baumeister : les mots pour le dire 

 

. S’adapter à son interlocuteur

Regardez des gens dialoguer  dans un café ou un train, remarquez comme ils calquent leur comportement les uns sur les autres.  En PNL (progammation neuro-linguistique), on dit qu’ils se synchronisent : pour entrer en communication, des interlocuteurs ont besoin de se mettre, à un niveau ou un autre, sur la même loguer d’ondes.

Dans votre démarche professionnelle, c’est essentiel. Quel que soit le métier, la fonction de la personne que vous avez en face de vous, il est important de vite et bien l’observer au départ : Souriante? Réservée?  Bavarde ? Timide ? Une personne  manifestement timide pourra ressentir de l’admiration si vous manifestez de l’assurance et si vous faites des belles phrases… mais elle n’aura pas forcément envie de poursuivre le lien avec vous.  Vous ne ferez pas partie de son monde. Si vous respectez ce qu’elle est en observant vous aussi un peu de retenue, vous augmentez vos chances de poursuivre la relation. Si , au contraire, vous êtes face à une personne très liante, vous n’êtes obligée de forcer votre nature si vous n’êtes pas comme cela, mais dans votre arsenal à vous, puisez ce qui peut répondre à cette demande de lien : des sourires, des questions pour rebondir, des gestes d’empathie…

Ce sera à vous, le demandeur, de faire l’effort d’entrer d’abord dans le monde de l’autre et vous y faire admettre, pour l’entraîner ensuite dans le vôtre. Il ne s’agit pas de le singer, ni de  dissimuler votre propre personnalité à des fins de manipulation, mais  simplement d’arriver à faire entrer vos deux univers en connexion.

 

. Adopter la gestuelle de l’ouverture

Au-delà  de la synchronisation, il est important de montrer des signes d’intérêt et de désir de communiquer avec l’autre. C’est  une manifestation de l’empathie, caractéristique fondamentale de tous les  mammifères.  Les gestes, la posture, l’attitude  jouent un rôle considérable dans ce registre.

Cela passe avant tout par le regard. Sans contact oculaire direct et franc, rien ne passe, et surtout pas la confiance.

Cela passe aussi par des gestes d’ouverture, des mouvements des bras de préférence amples et lents. Et en hauteur.Et si vous pouvez ajouter la posture de l’autorité c’est encore mieux : se tenir droit, les épaules ouvertes.

On  me demande souvent s’il faut beaucoup sourire. Le sourire es évidemment un signe majeur d’ouverture mais comme le reste il doit être authentique. Si vous n’êtes pas d’un naturel souriant, ne forcez pas votre nature. Manifestez votre ouverture par d’autres signes, en particulier l’écoute et des signes d’approbation, quand vous le ressentez. Et trop sourire peut finir par faire niais…

 

. Exprimer sa conviction

Je le dis souvent, le charisme c’est la capacité de faire rejaillir sur les autres ce que l’on porte en soi.  Elle requiert conviction et énergie. Cela passe beaucoup par l’expression vocale, la prosodie. Notre voix peut trahir nos émotions, nos doutes. Mieux contrôlée, et tout simplement  si l’on prend conscience de son rôle possible, elle peut devenir notre meilleure alliée, capable d’emporter l’adhésion.  Calmement, sans agitation mais avec détermination. travailler sa prosodie peu se révéler très utile : le rythme de la diction (en particulier la gestion des silences : écouter les discours de Barack Obama) ;  la modulation, qui rompt la monotonie ; et, enfin, l’articulation qui facilite la compréhension de votre interlocuteur qui ne peut que vous en être reconnaissant.

Rejoignez-nous  pour le prochain Petit déjeuner du Personal Branding

sur le thème :

LES MOTS POUR LE DIRE, comment bien parler de soi (mini-formation)

animé par Pascale Baumeister, experte du Personal Branding , auquel je suis invitée.

Le 26 octobre, de 9h à 11h au restaurant  Au Père Tranquille

16 rue Pierre Lescot paris 1er. 20€ avec le petit déjeuner.

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